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Index
botanique
Rubriques
d'identification des parties d'une plante
Rubriques
spécialisées permettant de préciser et d'expérimenter
les usages des plantes dans une perspective artistique
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GLOSSAIRE
DES TERMES FORESTIERS
À hauteur de poitrine
Hauteur référence à partir de laquelle le
diamètre d'un arbre est mesuré, le plus souvent située
à 1,3 mètres au-dessus du sol. Sur un terrain en pente,
cette mesure est prise sur la face de l'arbre située du côté
de la montée. Annélation
Action d'enlever l'écorce par les animaux rongeurs, qui provoque
souvent l'arbre. Se dit aussi d'une coupe par outil mécanique de
l'écorce autour de l'arbre. Arbre Végétal
ligneux ayant un tronc unique, capable de se ramifier en branches, et
dont la hauteur dépasse 6 à 7 mètres. Arbre à cavités
Arbre encore sur pied percé d'un ou plusieurs trous au sein
desquels les animaux se font des tanières ou des nids. Arbre loup Se dit
d'un arbre volumineux qui a une grande couronne donnant beaucoup d'ombrage
mais pouvant étouffer les arbres plus jeunes. Arbres dominants du couvert
Un grand bouquet d'arbres - le plus souvent des conifères
élancés, pins rouges ou pins blancs - poussant et traversant
le couvert forestier. On le reconnaît à ce qu'il dépasse
de façon visible la cime des autres arbres. Arbrisseau Végétal
ligneux ayant des troncs multiples et ne dépassant pas 6 à
7 mètres de hauteur. Exemple : le Noisetier. Arbuste Végétal
ligneux ayant un tronc unique, comme les arbres, mais ne dépassant
pas 6à 7 mètres. Exemple : l'Abricotier. Bois marchand Partie
de l'arbre qui sera considérée pour sa valeur commerciale.
On en tirera généralement du bois d'oeuvre ou de placage.
Un diamètre d'au moins dix centimètres est habituellement
nécessaire pour que la partie de l'arbre soit retenue, de même
que sa qualité. Bois mort Souches
d'arbres ou billots en décomposition, qu'on trouve étendus
sur le parterre forestier, ce qui fournit une source d'éléments
nutritifs et d'humidité pour que d'autres espèces puissent
apparaitre et croître. Ces débris, qu'on appelle plus techniquement
débris ligneux grossiers, peuvent aussi servir d'abris pour plusieurs
types d'animaux, d'insectes et de plantes. Broussins Excroissance
héréditaire de bourgeons adventifs lignifiés très
concentrés à la base du tronc. Calcicole Arbre qui
supporte les sols calcaires. Exemples : le chêne vert, le chêne
pubescent, le chêne-liège, le pin maritime. Calcifuge Arbre qui
ne supporte pas les sols calcaires, mais qui préfère les
terrains acides. Exemple : le rhododendron. Cépée
Ensemble des rejets qui sortent de la souche, après la coupe d'un
arbre. Exemple : Bouleau d'Amérique. Chablis Un arbre ou
un groupe d'arbres qui ont été renversés, déracinés
ou rompus par le vent, la foudre, ou encore brisé sous le poids
de la neige, du givre ou des ans. Chancre Affection
des branches ou du tronc suite à la mauvaise guérison d'une
blessure ou à l'attaque d'un champignon. Chemin de panage Anciennement
surtout, se dit d'un chemin permettant de conduire les porcs en forêt
pour les faire pâturer, les porcs étant friands de glands
de chênes en particulier, de champignons et de racines à
déterrer. Chicot Un arbre ou
la partie d'un arbre resté sur pied, et qui se décompose.
On parle généralement de la "tige" cassée
d'un arbre. A la longue, bien que le chicot puisse servir d'habitat à
certaines espèces animales, il peut aussi constituer un danger
au moment des travaux de coupe forestière. Classe d'âge
La classe d'âge d'un peuplement, qu'on définit habituellement
en mesurant le diamètre du tronc de l'arbre plutôt que son
âge, rassemble une catégorie d'arbres d'âge similaire,
soit de moins de 20 ans d'écart. Au Québec, les classes
d'âge sont divisées de la façon suivante : "semis"
(petites pousses), "gaules" (1 à 9 cm), "perches"
(10 à 25 cm), "petites grumes de sciage" (26 à
40 cm), "grumes moyennes de sciage" (41 à 50 cm), "grandes
grumes de sciage" (plus de 50 cm). Climax Végétation
en équilibre avec le milieu . Conifère Nom
donné aux espèces ligneuses qui ne perdent pas leurs feuilles
ou leurs aiguilles, et qui restent vertes toute l'année. Les principaux
conifères sont : le sapin, le pin (rouge, blanc, gris, parasol,
maritime, sylvestre, résineux), le cèdre, l'épinette
(blanche, noire, ou rouge) et le mélèze. Coulée Sentier
creusé par les passages successif d'animaux empruntant toujours
le même chemin. Corde Unité
de mesure du bois coupé (rond ou en quartiers empilés) de
4 x 4 x 8 pieds pour une corde normale, et de 16 pouces x 4 x 8 et 15
2/3 d'une corde normale pour une corde mince. La corde s'utilise généralement
au Québec, tandis qu'en Europe, on parle de stère (autre
mesure). Coupe définitive
Désigne soit la coupe des derniers arbres laissés dans un
peuplement. Ou la dernière des coupes progressives de régénération. Coupe rase ou coupe à
blanc Méthode de coupe
où la totalité des arbres d'un peuplement est récoltée
d'un seul coup, laissant un grand espace de terre en friche qui, s'il
n'est pas replanté et parvient à se régénérer
naturellement, peut former une forêt équienne. Cette méthode
est aujourd'hui remise en question, lorsque pratiquée à
grande échelle. Coupe d'éclaircie
Méthode de coupe consistant à ôter certains
arbres d'un peuplement, selon un calcul de rendement qui peut varier selon
les industriels. En ne concernant que certains arbres, la coupe d'éclaircie
ne s'intéresse en principe qu'aux arbres ayant atteint une grosseur
suffisante, mais elle réduit la densité d'une forêt
et peut fournir aux arbres rsetants, souvent plus jeunes, un espace supplémentaire
pour achever leur croissance. L'éclaircie la plus répandue
est l'éclaircie dite "précommerciale". Coupe d'écrémage
Méthode de coupe assez intensive ayant pour but de récolter
les essences ayant la plus grande valeur marchande, et de laisser sur
pied les arbres de moindre valeur. Une telle coupe diminue la valeur commerciale
et la santé future de la forêt, et peut modifier la composition
des espèces de celle-ci. Coupe de dégagement
Action d'ôter la végétation qui, se trouvant
autour d'un arbre, peut lui faire concurrence et le priver d'eau, de soleil
et d'éléments nutritifs. Cette coupe augmente les chances
de survie de l'arbre et peut permettre une meilleure croissance. Coupe d'ensemencement
C'est la première des coupes dans le système des coupes
dites progressives. Elle consiste à récolter la moitié
des arbres matures d'un peuplement, afin que les arbres restants puissent
développer de grosses couronnes, lesquelles produisent plus d'ombre
et de graines pour les essences qui en ont besoin. Coupe de récupération
Cette coupe se pratique surtout dans les forêts abimées
par des feux, des maladies ou des insectes, afin de réintroduire
des espèces indigènes là où des essences étrangères
avaient pris le dessus. Elle consiste donc en la récupération
d'arbres morts ou malades. Elle peut aussi être utilisée
pour récolter du bois d'oeuvre ou de chauffage. Cette coupe sert
aussi à préparer les terrains qui pourraient être
reboisés. Coupe secondaire C'est
la deuxième des coupes progressives. Elle consiste à récolter
les arbres adultes menacés par la croissance de jeunes arbres sous
leurs branches, laissant à ceux-ci la chance de profiter du soleil
et de maximiser leur croissance. Couvert forestier
Terme désignant l'étage supérieur du feuillage
formé par la ramure et les couronnes des arbres les plus âgés.
Le couvert est généralement dense et, formant un écran,
donne de l'ombre aux arbres plus petits ainsi qu'aux couches de végétation
inférieures. Couverture vivante
Se dit de la couche de terre, de plantes, de mousses et de champignons
qui recouvre le parterre forestier. Culture abri Arbres
qui fournissent de l'ombre, de l'humidité au sol et un abri pour
d'autres essences qui en ont besoin pour croître. Débroussaillage
Action de détruire les bois morts et les broussailles, dans le
but de nettoyer la forêt, notamment pour diminuer le risque de propagation
d'incendies. Méthode d'élimination des végétaux
trop denses ou dépérissants, et d'élagage des essences
conservées. Dégagement
Elimination, radicale ou progressive, de la végétation adventice. Défrichement
Opération ayant pour effet de détruire l'état boisé
d'un terrain et de mettre fin à sa destination forestière.
Éclaircie Opération
(le plus souvent coupe) pratiquée dans un peuplement forestier
non arrivé à maturité, destinée à accélérer
l'accroissement du diamètre des arbres restants. Éhouppage Action
de couper l'ensemble du houppier, c'est-à-dire de la cime de l'arbre,
avant l'abattage. Élagage forestier
Fait de couper et d'éliminer les pousses et les racines
inutiles d'une plante. Action de couper, à ras du tronc ou à
proximité, les branches latérales, mortes ou vivantes, d'un
arbre, de façon à améliorer celui-ci en réduisant
la grosseur des noeuds dans le bois. Espèce Groupe
d'animaux, de plantes ou d'autres formes de vie, qui peuvent se reproduire
entre eux. Essence dominante
Essence la plus répandue et la plus vigoureuse au sein d'une végétation
mixte. Essence pionnière
Première essence qui repousse sur un terrain passé
au feu ou rasé après une coupe à blanc. Feuillu Arbre dont
le bois est franc et qui perd ses feuilles à l'automne. Flèche Désigne,
chez le conifère, la pousse d'allongement ou le rameau vertical
situé à son sommet. Forêt ancienne
Terme utilisé au Canada seulement, pour des raisons historiques
: se dit en effet d'une forêt qui comporte un nombre important d'essences
présentes avant la colonisation. Les forêts anciennes présentent
toujours une divesité d'espèces, d'habitats, de peuplements,
d'âges et de tailles remarquables. Forêt équienne
Forêt dont tous les arbres ont moins de vingt ans d'écart
entre eux. Forêt inéquienne
Forêt comprenant plusieurs classes d'âges et grandeurs,
d'un minimum de trois. Fût Désigne
la partie du tronc de l'arbre se trouvant sous le houppier. Futaie jardinée
Se dit d'une futaie qui fait l'objet d'un traitement, où les arbres
ont des âges et des tailles différentes. Futaie régulière
Se dit d'une futaie qui a été planifiée de
façon à ce que les coupes et les travaux permettent d'obtenir
une succession de peuplements d'âges méthodiquement gradués. Grume Tronc d'arbre
ou morceau de tronc ébranché et abattu gisant sur le sol,
couvert encore ou non de son écorce. En se décomposant,
il fournit humidité et éléments fertiles à
certaines espèces alentour. On l'appelle alors grume abri. Habitat Terme qui
désigne l'eau, la nourriture, la couverture et l'abri formant l'environnement
essentiel dont les organismes et les espèces vivantes ont besoin
pour survivre. Hectare Unité
de mesure d'un terrain équivalent à 10.000 mètres
carrés, et correspondant à 2,47105 acres. Houppier Ensemble
des branches et partie du tronc non comprise dans le fût. Hygrophile Arbre qui
a besoin d'un sol gorgé d'eau. Exemple : l'aulne. Jardinage par bouquets
Une variante de que l'on appelle aussi parfois la coupe de jardinage,
qui consiste à ôter les arbres adultes malades pour laisser
les arbres sur pied se régénérer. On dégage
ainsi des ouvertures qui permettront aux jeunes arbres de croître
et de percer le couvert forestier. Cette coupe s'applique surtout aux
espèces ayant besoin de lumière directe du soleil pour pousser,
espèces dites moyennement tolérantes. Lande Etendue non
cultivée de terrain sablonneux, comportant une végétation
basse. Litière organique
C'est la couche naturelle de débris organiques, de feuilles,
de brindilles et d'écorces qui se décompose sur le sol.
Marquage d'arbres
Système employé par les industries forestières et
les bûcherons pour indiquer sur les arbres ceux qu seront coupés
ou laissés sur pied. On utilise généralement des
rubans de plastique de couleurs différentes ou des traces de peinture
sur le tronc des arbres. Maquis Végétation
fermée et de faible hauteur qui s'étend un sol granitique.
Microsité Espace
de terrain qu'occupe un arbre. Nitrophile Terme signifiant
littéralement "qui aime les nitrates". Se dit d'un arbre
qui exige un sol riche en nitrates. Exemples : l'érable, l'orme
ou le frêne. Nud Point d'intersection
d'une feuille sur le rameau, ou d'un rameau sur une branche ou d'une branche
sur le tronc, dont on retrouve la marque dans le bois du tronc, correspondant
à l'empreinte laissée par la chute de la feuille, du rameau
ou de la branche. Panage Parcours et
pâture des porcs en forêt, qui se nourrissent de glands et
de faînes. Parcelle Unité
distincte de terrain qu'on identifie par la catégorie de peuplement,
la classe d'âge ou le type d'aménagement qui la caractérise.
Paysage fragmenté
C'est une zone où la végétation originelle
présente avant la colonisation a été morcellée
en parcelles de superficies réduites. Ce type de paysage diminue
les possibilités de survie des espèces animales et végétales,
en raison des coupures physiques induites par la séparation de
celles-ci, empêchant la reproduction, l'échange génétique
et isolant les espèces devenant plus sensibles aux maladies, aux
insectes ou à la pollution. Peuplement Tout groupe
d'arbres que distingue sa composition, son âge, sa qualité.
Piaule Période
de rut du chevreuil. Plantation par rangs alternés
Méthode de d'exploitation forestière où deux
essences sont plantées par rangées alternées, notamment
à des fins comparatives, pour voir quelle espèce en concurrence
une autre. Plaque Elément
de l'écorce qui se détache du cambium. A la différence
des écailles qui se superposent sans révéler le cambium,
il est disjoint des autres plaques. Exemple : le platane. Port Forme gémérale
de l'arbre, résultant de la disposition du tronc et du développement
du houppier. Reboisement Plantation
d'une nouvelle forêt après la coupe partielle ou totale. Récolement
Système de vérification (utilisé en France) pour
s'assurer que les arbres coupés correspondent aux arbres vendus
par l'Office National des Forêts. Récolte Terme
utilisé par l'industrie forestière pour désigner
la coupe d'arbres à des fins commerciales (bois d'oeuvre ou bois
de chauffage). Regarnissage Comblement
des vides laissés dans la jeune plantation, cette opération
doit être faite le plus vite possible. Régénération
Croissance des jeunes arbres, soit naturelle, soit stimulée
artificiellement. La régénération naturelle se fait
lorsque les arbres dispersent des graines ou par rejets de taillis. Tandis
que l'intervention humaine, par la plantation d'arbres, permet la régénération
artificielle. Rejets de taillis
Sorte de régénération naturelle qui permet à
certaines espèces d'arbres de se reproduire sans graines. Elle
s'illustre par de jeunes pousses qui croissent au pied d'un arbre ayant
subi un traumatisme, tel qu'une coupe. Rémanents Résidus
laissés sur le sol après l'exécution d'une coupe. Révolution
Accomplissement complet du cycle de vie d'un peuplement. Roulure Décollement
entre deux cernes de croissance, qui peut être partielle ou totale.
Sciaphile Désigne
un arbre qui peut se développer à l'ombre. Exemples : le
hêtre, le chêne pédonculé. Sélection Processus
qui permet de choisir parmi les arbres ceux qui deviendront des habitats
naturels pour la faune, des sources de graines pour la régénération,
du bois de chauffage ou du bois d'oeuvre. Sous-plantation Plantation
de jeunes arbres en dessous d'un couvert dominant d'arbres adultes (peuvent
être d'une espèce différente). Structure forestière
Terme désignant les différentes couches de végétation
d'une forêt (par âge, et taille). Celles-ci prennent en compte
les arbres dominants du couvert, les arbres du couvert, les jeunes arbres,
les arbrisseaux, les arbustes, les plantes et, d'une manière générale,
la végétation au sol. Succession Processus
de changement naturel dans le temps, qui affecte une forêt lorsqu'un
type d'espèces en remplace un autre. Surface terrière d'un
arbre Terme désignant la surface exprimée en
mètres carrés de la coupe transversale d'un arbre à
1 mètre 30 du sol. Surface terrière d'un
peuplement ou d'une forêt
Mesure identique exprimée en mètres carrés par hectare
cette fois-ci. Sylviculture Traitement
scientifique, technique et commercial de la forêt, depuis la régénération
jusqu'à son exploitation. Systèmes sylvicoles
Différentes méthodes de croissance, de récolte
et de régénération des forêts. Les principales
sont : la coupe de jardinage, la coupe progressive, la coupe à
blanc. Taillis Terme désignant
un peuplement forestier caractérisé par des rejets dont
la régénération s'obtient par des coupes de rajeunissement.
Taillis-sous-futaie
Terme désignant un peuplement mixte obtenu par un traitement consistant
à effectuer une coupe du taillis à rotation d'une durée
fixe et courte, et à épargner quelques brins, puis à
effectuer une coupe partielle de la même futaie selon les arbres
sélectionnés ou réservés. Tolérance Capacité
qu'a une plante de germer et de croitre à l'ombre. Certaines essences,
comme le hêtre, la pruche ou l'érable, sont dites ombrophiles.
D'autres, comme le frêne, le pin blanc ou le chêne, ont besoin
d'un peu de soleil et sont dites moyennement tolérantes. Enfin,
des essences comme le peuplier, le bouleau blanc ou le cerisier noir,
ont besoin d'une pleine lumière. On les appelle essences intolérantes,
mais ce sont aussi les espèces pionnières d'un peuplement.
Venerie Ensemble des
usages et pratiques de la chasse à courre. Volis Terme utilisé
pour désigner chez un arbre brisé la partie de la tige qui
est tombée au sol. Vidange Opération
qui permet d'enlever les bois qui proviennent d'une coupe. Xérophile Désigne un arbre qui se développe sur des sols secs. Exemple : le genévrier.
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